Bonjour,
C'est
l'histoire d'une petite fille de 10 ans qui tombe sous le charme d'un
continent qu'elle ne connaît pas: l'Afrique.
A
l'époque en 1983, l'Afrique est concrétisée par une monitrice
d'école du dimanche qui raconte l'histoire d'un enfant qui vit dans
une hutte dont le toit est en paille.
Il
fait des kilomètres dans la brousse pour aller à l'école mais
surtout pour recevoir les soins dont il a besoin. Lors de ses
allers et venues, il s'empressent d'écouter l'histoire de l'homme
blanc qui guérit les malades: Jésus.
Vous
l'aurez deviné cette petite fille c'est moi Lydie.
Lorsque
je me suis convertie 4 ans plus tard, cet amour pour l'Afrique était
implanté dans mon cœur. Alors en attendant d'y aller un jour , j'ai
œuvré pour aider ceux qui avaient reçu cet appel et ce zèle
pour y aller avant moi. J'ai fait une promesse à mon Seigneur, je te
servirai pour le moment parmi les enfants de France et qui sait si un
jour je te servirai parmi les enfant d'Afrique . Depuis ce jour, où
j'envoyais mes poupées dans un orphelinat de Ouagadougou , j'ai
ensuite envoyé des colis de Noël aux missionnaires déjà partis ou
participer à l'élaboration d'atelier créatif de ventes d'objets.
Ces ventes ont permis de financer différents projets : moto à la
mission, lait pour les orphelins ou matériel scolaire. et les années
ont passées ....
C'est
ainsi que j'ai grandi , fondé une famille, transmis l'amour
pour la mission et l'Afrique. Avec mes 5 enfants nous réalisions des
ventes de gâteaux , de crêpes, de fleurs et autres objets ...
Puis
un jour , ma fille Loïs est partie et bientôt elle se trouve
investi à Garoua, avec toute sa petite famille...
Venus
me voir pour Noël cette année , elle me propose de rentrer avec eux
à Garoua pour voir enfin où elle vit et ce qu'est le terrain
missionnaire pour lequel nous œuvrons depuis toutes ces années . Le
boulot est ok, l'organisation est ficelée , tout concorde, alors
nous rentrons à Garoua avec Air France ;-)
Et
Décollage pour Douala , 25 degré , très humide , nous
visitons la station missionnaire où nous partageons quelques heures
en attendant le départ pour Garoua .
Le
rêve devient réalité , je suis arrivée en Afrique, à Douala.
Une
Afrique urbanisée, vivante , ressemblant à ce que je connais,
glacier, hypermarché, et beaucoup de végétation . Douala est un
port très commercial, une ville carrefour pour de nombreux échanges.
Je ne me sens pas trop dépaysée. Les gens sont si accueillants,
notamment ce gentil Monsieur à l'hypermarché qui me soulage de mon
pack d'eau en attendant d'arriver à la caisse ;-)
Très
vite nous voilà à nouveau dans l'avion direction Garoua, c'est un
paysage beaucoup moins verdoyant qui apparaît à
l'atterrissage . La saison des pluies est finie et la
saison sèche et froide a commencé . Le mois de janvier est plus
adapté pour découvrir la région : 30 degrés au lieu des 50 à
l'ombre en été.
Dès
le premier jour, Nathan me fait découvrir les marchés, les
restaurants pittoresques : une jolie petite paillote mise au propre
pour déjeuner du poisson grillé mais avec les doigts : surtout
n'oubliez pas de leur dire si vous ne voulez pas d'épice si non, ca
pique !!!
Et
bien sûr ce sourire si accueillant des personnes que vous
rencontrez, sincères et généreux.
Dans
les jours qui suivent Nathan m'emmène en brousse . Le désert est
vraiment impressionnant. Mais ce n'est que les alentours de Garoua.
La ville s'étent de plus en plus. Bien sur les marchés sont
nombreux ;
Nous visitons d'autres marchés , celui aux tissus , 5
rangés de 20 m chacune avec autant de choix de tissus qu'il y a de
box , des milliers de panneaux: le choix est bien trop difficile
et surtout toutes ces personnes timides mais si accueillantes et au
sourire si bienveillant.
Je
continue ma visite : le collège, le Centre Technique de
Garoua et sa filière hôtelière,

l'orphelinat,
l'hôpital , les écoles, tant d'œuvre aidé par les
Églises Baptistes qui se développent à une si grande vitesse et
pourtant tellement de besoin ...
Les
enfants (50 par classe parfois) ont tous un uniforme, le matériel
est de toute simplicité. Les enfants me chantent une chanson de
bienvenue en anglais de façon si enjouée. Les fabrications en local
sont privilégiées même si parfois un appareil radiographique
moderne leur serait bien utile. Je me demande si c'est parce que
nous apportons un peu d'espoir ou si c'est parce que je suis
heureuse d'être là. Néanmoins partout ce même sourire et ces
paroles de réconfort ou de bienvenue : Dieu vous bénisse !
Et
bien sûr , nous continuons nos visites des différents marchés :
les marchés à viande, aux fruits... Il s'agit de trouver les
meilleurs négoces pour choisir la viande la plus abordable ou
les fruits les plus savoureux.
Mais aussi un petit plaisir familial
dans un grand parc pour les enfants. Le parc coûte 1 euros
l'entrée pour l'ensemble de la famille , cela ne semble pas cher
pour nous mais pour eux c'est un coût. 500 CFA pour une sortie
c'est beaucoup, c’est le prix d’un repas.
A
chaque visite , une nouvelle découverte comme le couscous de Garoua
: rien à voir avec le couscous de chez moi . Il s'agit d'une
boule de maïs avec du bœuf, elle est accompagnée de la sauce
lalo....
Au détour d'une petite rue , un petit box en parpaing et
voici l'atelier couture : Mamie est rhabillée à la mode de
Garoua... Bon je ne ferai pas de safari , pas le temps mais j'emporte
quelques souvenirs de la boutique d'artisanat qui m'y feront penser.

Enfin
le séjour tire à sa fin , dernière visite: l'Eglise dans laquelle
Nathan a permis de réaliser le toit . Elle est au Nord de Garoua .
Il y a 40 adultes , ils arrivent petit à petit et le culte
commence. Les enfants au nombre de 80 sont présents à 7h du
matin pour assister au culte des enfants; les parents ne viennent que
bien plus tard. Chacun aime venir à l'Eglise et loue son Dieu dans
la langue commune FOUFOULDE ou dans son dialecte à tour de rôle
. Là encore beaucoup d'amour , les Jeunes donnent leur banc pour les
Mamies qui sont arrivées plus tard et sont plus nombreuses qu'eux.
Tout se passe dans la joie et l'amour de notre Seigneur. Et même si
on ne comprend pas tout, on reconnaît les mélodies de nos chants
bien connus : Grâce incomparable...
C'est
une clôture en beauté . Je suis ravie .
Nathan
me fait une dernière visite de Garoua , bond et rebond, toutes les
routes ne sont pas pavées ou goudronnées...
Je
vois depuis les hauteurs l'agrandissement urbain de Garoua : les
maisons sont aujourd'hui en béton ou en terre.
Mais
les familles ont toujours autant de besoin. Certains accumulent 3
emplois dans la même journée. Ils vendent des boissons dans le
marché , cuisent des beignets au moment des repas sur le bord du
trottoir ou gardent votre maison pendant la nuit . Cela leur permet
de vivre et de payer l'école de leurs enfants ou du premier au
moins...
C'est
une vie difficile et trépidante en même temps . Tous cherchent à
améliorer leur vie et sont très entreprenants.
Rien
de superficiel et beaucoup d'activités, les structures semblent
nombreuses mais surtout elles sont très utiles.
Toutes
les démarches restent chères comme la scolarité ou l'hôpital mais
de plus en plus accèdent à ces formations grâce au travail de
nos missionnaires.
Nathan
et Loïs rayonnent au milieu de cette ville.
Néanmoins
ils ont besoin de nos prières car le travail et la chaleur sont très
fatigants. La gestion de la famille et des soucis de santé viennent
ralentir le bon fonctionnement mais ils tiennent bon.
Dieu
les bénisse pour ce qu'ils font et je suis enchantée de mon séjour.
Après
un dernier Barbecue en Famille ,
je
repars de là bas avec l'envie d'y rester et d'aider .
Alors
à chacun son rôle, j'aiderai encore, je reviendrai de temps en
temps et je prierai beaucoup.
Et vous ?
Lydie